Schweizerische Gesellschaft für Ultraschall in der Medizin
Société Suisse d'Ultrasons en Médecine
Società Svizzera di Ultrasonologia in Medicina

 

 

 

 

Stellungnahme von Dr. Meuwly vom 24.03.05

Chers Amis,

La pratique de l'échographie de hanche comme méthode de screening est extrèmement controversée. Soutenue de manière intensive par une école essentiellement germanique, elle n'a jamais fait formellement ses preuves à travers le monde. Au contraire, les recommandations les plus récentes, émanant des groupes les plus au point quant à l'"evidence based medicine" excluent cette pratique des examens de screening ( Canadian Task Force on Preventive Health Care, Le dépistage et le traitement de la dysplasie congénitale de la hanche chez les nouveau-nés, JAMC 2001; 164: 1669-77, Holen KJ, Tegnander A, Bredland T et al, Universal or selective screening of the neonatal hip using ultrasound? A prospective, randomised trial of 15'529 newborn infants. J Bone Joint Surg Br. 2002 Aug; 84: 886-90).

Cette prestation de dépistage avait été acceptée initialement au sein des prestations de base couvertes par la LAMAL, à condition que la preuve de son utilité soit établie dans les 5 ans. La SSUM avait à l'époque (avril 1997), comme d'autres sociétés médicales, soutenu le projet et participé financièrement à son élaboration. Aucun élément concret n'est depuis venu étayé les affirmations des partisants de l'échographie de dépistage de la hanche du nouveau-né, et il ne faut pas s'étonner que cette prestation soit retirée de la liste. 

Le rôle de la SSUM est de soutenir la pratique réfléchie de l'échographie médicale, donc de promouvoir un usage des ultrasons là où ils sont formellement indiqués. La preuve de l'utilité du screening de la hanche du nouveau-né n'a pas été faite, si ce n'est par l'intime conviction de ses partenaires les plus ardents. Accorder plus longtemps son crédit à cette activité de screening dont l'efficacité est discutable reviendrait à cautionner des actes médicaux non justifiés. Il faut savoir reconnaître que cette activité n'a pas sa place parmi les prestations de base.

Si un groupe de recherche démontre dans le futur que l'échographie de hanche du nouveau-né présente un réel bénéfice, nous aurons alors des arguments pour demander la réintroduction de la prestation. Toutefois, la situation actuelle n'est que le juste retour des choses: les caisses-maladie ont durant de nombreuses années financé une activité expérimentale, menée en dehors de tout protocole de recherche. C'est une chance si elles n'exigent pas un remboursement de leurs prestations!

Nous devons donc prendre acte du retrait de cette prestation et nous concentrer sur les indications reconnues qui font la force de l'échographie en pratique clinique. Ceci ne va d'ailleurs pas nous empêcher d'explorer les hanches par échographie, lorsqu'une situation clinique l'exige!

Meilleures salutations

Jean-Yves

PD Dr.J.-Y.Meuwly, Dept. Radiologie, CHUV, 1011 Lausanne

021-314 44 44, Fax. 021/314 44 88

E-mail: Jean-Yves.Meuwly@chuv.hospvd.ch

 

Replik Dr. M. Schilt (pdf, 235 KB)

 

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